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  • Corrèze : pression des chasseurs pour tuer… 3 chamois !

    6 mai, par aspas

    Les chasseurs ont décidé qu’il y avait (déjà) trop de chamois en Corrèze. Ou plutôt : ils estiment qu’il y en a maintenant suffisamment pour qu’ils puissent commencer à prendre du plaisir en leur tirant dessus… Le droit à la contemplation, lui, est ainsi bafoué par une minorité de gens armés ! Vous pouvez vous opposer à ce projet d’arrêté en participant à la consultation publique avant le 11 mai.

    En 2020 déjà, les chasseurs avaient demandé à pouvoir tuer 2 individus, ce que l’ASPAS s’était empressé de dénoncer (lire à ce propos l’interview de notre porte-parole Marc Giraud pour France 3). Un particulier a même lancé une pétition qui a rassemblé plus de 59 000 signatures ! Arrivés depuis le Cantal voisin, où ils avaient été réintroduits par les chasseurs, quelques dizaines d’individus sont désormais discrètement installés en Corrèze où ils ne font de mal à personne.

    De fait, le chamois n’est responsable d’aucun dégât notable, surtout avec des effectifs aussi dérisoires ! Loin d’un quelconque besoin de régulation qui serait basé sur des critères scientifiques, cette ouverture de la chasse aux chamois en Corrèze n’est autre qu’une façon de récompenser quelques férus de la gâchette, qui s’octroient très égoïstement un droit de vie et de mort sur les animaux sauvages avec le soutien des préfets !

    Il faut toujours avoir en tête que quand les chasseurs effectuent des réintroductions d’animaux (faisans, lièvres, chamois, mouflons…), c’est uniquement dans le but de pouvoir leur tirer dessus, que ce soit demain, dans un an ou dans 15 ans…

    Dites NON à la chasse des chamois !

    Pour vous opposer au projet d’arrêté de la préfecture de Corrèze, qui prévoit d’autoriser l’abattage d’un maximum de 3 chamois pendant la saison de chasse 2021-2022, participez à la consultation publique avant le 11 mai 2021 ! Pour cela, envoyez un e-mail argumenté à pref-environnement@correze.gouv.fr

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  • Promener mon chien sans laisse, est-ce possible ?

    30 avril, par aspas

    L’obligation de tenir son chien en laisse n’est pas systématique. Néanmoins, les chiens doivent rester sous le contrôle de leur maître. Laisser votre chien divaguer vous expose à 150 € d’amende(1). Un chien est divagant s’il « n’est plus sous la surveillance effective de son maître, se trouve hors de portée de voix de celui-ci ou de tout instrument sonore permettant son rappel, ou qui est éloigné de son propriétaire ou de la personne qui en est responsable d’une distance de plus de cent mètres »(2). Il est alors susceptible d’être conduit en fourrière, et, s’il n’est pas réclamé pendant plus de 8 jours, sera considéré comme abandonné et pourra être proposé à l’adoption, ou euthanasié…

    Les chasseurs dont vous croisez les chiens perdus dans la campagne, errant dans votre jardin ou trottinant sur le bord des routes, se sont habilement débrouillés pour que cette réglementation ne leur soit pas applicable : un chien ne sera jamais considéré comme divagant pendant une action de chasse, ni même après, s’il est démontré que le chasseur « ne s’est pas abstenu de tout entreprendre pour le retrouver et le récupérer ! »

    Vous devrez par ailleurs tenir en laisse votre chien si vous vous promenez en dehors des allées forestières du 15 avril au 30 juin(3), période de reproduction des animaux qui pourraient être dérangés, voir prédatés par votre compagnon, tout mignon soit-il. Le non-respect de cette interdiction est passible d’une amende de 750 euros(4). Selon l’ONF (6), l’allée forestière « se comprend au sens large comme les routes, chemins ou sentiers forestiers, notamment les GR, mais aussi tous les chemins de promenade. En revanche, les cloisonnements forestiers, les pare-feu et les limites de parcelles ne sont pas considérés comme des chemins ».

    Pour résumer :

    • Du 15 avril au 30 juin, vous devez tenir votre chien en laisse dans les bois et forêts si vous sortez des routes, chemins, sentiers.
    • Le reste de l’année, il n’y a aucune obligation tant que le chien reste sous votre surveillance (et votre contrôle).

    Les maires peuvent aussi imposer la laisse sur tout ou partie de leur commune. Vous trouverez l’information sur les panneaux d’affichage légaux de votre mairie.

    Enfin, un régime particulier concerne les chiens considérés par la réglementation comme « dangereux »(5), chiens de garde et chiens d’attaques, qui peuvent se voir imposer laisse et muselière dans les lieux publics.

    1 – Art. R622-2 C. pén
    2 – Art. L211-23 C. rur
    3 – AM. 16 mars 1955
    4 – Art. R428-6 C. env
    5 – Art. L211-12 et suiv. C. rur1 – Art. R622-2 C. pén
    6 – Promener mon chien sans laisse en forêt : je peux ou je ne peux pas ? (onf.fr)

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  • Goupil 145 – Printemps 2021

    28 avril, par aspas

    Retrouvez toute l’actualité de l’ASPAS dans Goupil, le magazine trimestriel réservé aux adhérents de l’association. Au sommaire du numéro 145 : Dossier : On veut des forêts sauvages !, L’Europe sauvera-t-elle le loup Français ?, Des nouvelles actions pour enterrer le déterrage, etc.

    Goupil, notre magazine

    Au sommaire – Printemps 2021

    • Dossier : On veut des forêts sauvages !
    • Ours : une population qui augmente… et des dégâts qui baissent !
    • Renard : après la rage, la gale, l’échinococcose… la tuberculose bovine. Halte aux prétextes !
    • L’Europe sauvera-t-elle le loup Français ?
    • Les bergers d’Anatolie : une nouvelle menace pour les loups.
    • De nouvelles actions pour enterrer le déterrage
    • Chasse en enclos : l’ASPAS met Willy Schraen au pied du grillage
    • L’écologie, entre buzz médiatiques et indifférence étatique
    • Du côté des  Réserves de Vie Sauvage®
    • Les victoires de Maître Renard
    • Brèves, résultats juridiques, vie associative…

    Goupil, c’est un magazine d’une quarantaine de pages, dans lequel vous retrouverez tous les 3 mois :

    – des brèves sur la nature
    – un dossier spécial (loup, renard, chasse,…)
    – des indications sur les refuges ASPAS
    – des infos sur nos actions et nos campagnes
    – les résultats juridiques
    – la vie des délégations ASPAS
    – des articles à commander sur la nature, les animaux, …

    Pour recevoir Goupil …

    Il suffit de devenir adhérent ou donateur ASPAS.
    Pour en savoir plus, cliquer ici

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  • Appel à s’exprimer contre l’effarouchement des ours !

    26 avril, par aspas

    L’ASPAS et l’ensemble des associations soussignées appellent toutes les personnes favorables à la protection de l’ours dans les Pyrénées à participer à la consultation publique avant le 9 mai 2021 sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire.

    Commencez votre texte par : « Je suis contre l’arrêté autorisant l’effarouchement des ours dans les Pyrénées » et personnalisez votre message avec des arguments, par exemple parmi les suivants :

    • Le jugement du Conseil d’Etat du 4 février 2021 a confirmé l’illégalité des effarouchements pratiqués jusqu’à aujourd’hui, comme l’avaient affirmé les associations environnementales. Les modifications proposées pour l’arrêté 2021 sont marginales et ne changeront rien en pratique.
    • Les effarouchements menés depuis 2019 n’ont montré aucune efficacité notable en termes de prévention des dommages aux troupeaux. De surcroît, ils ont coûté très cher, soit plusieurs milliers d’euros pour chacune des quelques brebis sauvées. Une évaluation sérieuse de cette expérimentation aurait dû conduire à son abandon évident dès la première année. Effaroucher les ours est inutile si les troupeaux sont protégés et inefficace s’ils ne le sont pas.
    • Les experts du Conseil National Protection de la Nature (CNPN) dont le rôle est de conseiller le Gouvernement ont rendu à la quasi-unanimité un avis très défavorable à ce projet d’arrêté. N’hésitez pas à le consulter, vous y trouverez des détails et des arguments supplémentaires.
    • Il y a des solutions plus satisfaisantes qui ont fait leurs preuves quand elles sont correctement mises en œuvre et adaptées: bergers permanents, bergers d’appui, regroupement nocturne des troupeaux et utilisation de chiens de protection. L’Etat dépense des sommes considérables pour les encourager mais ne contrôle pas leur mise en œuvre sur le terrain alors que le seul moyen de réduire les dégâts d’ours est de protéger les troupeaux.
    • Malgré les modifications proposées à la marge en 2021, les effarouchements menés sont et resteront perturbants et dangereux pour les ours. Il y a notamment un risque évident de séparation des mères et de leurs oursons, dont l’effarouchement n’est même pas interdit !

    En résumé : les effarouchements des ours sont inutiles, inefficaces, dangereux, horriblement chers et illégaux. Une protection efficace des troupeaux repose sur le triptyque Berger compétent -Regroupement nocturne du troupeau -Chiens de protection éduqués, et en nombre suffisant.

    Je participe

     

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  • « Nuisibles » : annulation de battues individuelles en Haute-Garonne

    20 avril, par aspas

    Par une décision du 9 avril 2021, le tribunal administratif de Toulouse annule l’arrêté du préfet de Haute-Garonne en ce qu’il autorisait les lieutenants de louveterie du département à effectuer des battues administratives du 1er mars au 31 décembre 2018.

    Bernache du Canada

    Ces battues concernaient des animaux considérés comme « malfaisants ou classés nuisibles sur le département », à savoir : le ragondin, le rat musqué, le chien viverrin, le raton laveur, le vison d’Amérique, la bernache du Canada, le renard, la fouine, la martre, la corneille noire, la pie bavarde, l’étourneau sansonnet, le lapin de garenne et le pigeon ramier.

    Le juge a donné raison à l’ASPAS en ce que l’arrêté n’a pas précisé pour quels motifs ni pour quelle nécessité ces opérations de « destruction » ont été autorisées par le Préfet…

    Extrait de la décision :

    « 3. Il ressort de l’arrêté en litige que celui-ci autorise les lieutenants de louveterie de la Haute-Garonne « à organiser du 1er mars au 31 décembre 2018, autant que de besoin, en tout lieu et par tous moyens, des opérations de destruction d’animaux malfaisants ou classés nuisibles sur le département ». L’article 4 de cet arrêté identifie à cette fin les espèces concernées par ces opérations à savoir le ragondin, le rat musqué, le chien viverrin, le raton laveur, le vison d’Amérique, la bernache du Canada, le renard, la fouine, la martre, la corneille noire, la pie bavarde, l’étourneau sansonnet, le lapin de garenne et le pigeon ramier. Toutefois, l’arrêté en litige n’indique pas pour quels motifs, parmi les cinq mentionnés à l’article L. 427-6 du code de l’environnement, la destruction de ces espèces est justifiée. Par suite, en autorisant la tenue de ces opérations de destruction sans fonder leur nécessité sur au moins un des motifs prévus à l’article L. 427-6 précité, le préfet de Haute-Garonne a commis une erreur de droit. »

    > Télécharger la décision en entier (PDF)

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