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"prélèvement" autorisé de 6 loups en 2005-2006

samedi 18 juin 2005, par l’Agence France Presse

La ministre de l’Ecologie, Nelly Olin, a décidé de porter de quatre à six le nombre maximal de loups qui pourront être "prélevés", a indiqué la ministre dans une interview au Parisien/Aujourd’hui en France.

"Je vais autoriser un prélèvement maximal de six loups", a-t-elle indiqué, soulignant que cela représentait "moins de 10% de la population estimée de 70 à 90 individus sur le territoire".

La ministre a également indiqué que les éleveurs allaient pouvoir user d’un "tir de défense" qui "ne sera possible que sur autorisation individuelle délivrée par le préfet et sous réserve que l’éleveur possède le permis de chasser et ait préalablement protégé son troupeau".
"Nous voudrions, et nous allons essayer de tenir ce principe, que ce tir ne se fasse qu’après trois attaques successives en trois semaines. C’est le principe que je mets en place et qui entre en vigueur tout de suite", a-t-elle spécifié, "néanmoins, nous donnerons aux préfets une plus grande latitude que par le passé, afin qu’ils gèrent au mieux le problème".

La ministre de l’Ecologie et du Développement durable a précisé "qu’un tir de défense", cela peut être "un tir d’effarouchement, par balles ou munitions en caoutchouc, ou cela peut être le tir à balles réelles, mortel à l’occasion."

"Si l’éleveur n’est pas lui-même chasseur, il pourra recourir à un garde assermenté ou à un lieutenant de louveterie", a-t-elle encore indiqué.

Mme Olin a affirmé que "cela ne met pas en danger la préservation de l’espèce. J’insiste, ces mesures n’ont rien à voir avec une régulation de la population du loup, c’est une position raisonnée qui tient compte des positions de tous".

A propos des indemnisations des éleveurs victimes d’attaques, la ministre a annoncé qu’"elles vont augmenter en moyenne de 80%."

De plus "faisant le pari de la confiance", elle a expliqué que les remboursement se feront "sur simple déclaration auprès de la préfecture, ce qui permettra à l’éleveur de toucher son indemnisation dans les six semaines".

La ministre a indiqué qu’elle se rendrait sur place en juillet "afin de faire le bilan et de rencontrer toutes les parties prenantes".

La controverse sur le loup avait fait rage l’an dernier avec l’autorisation donnée par le gouvernement d’abattre quatre loups en 2004 et l’adoption d’un Plan d’action prévoyant des quotas de tirs annuels jusqu’en 2008.

Mme Olin a fait valoir que "2.200 brebis (ont été) victimes des attaques du loup en 2003" et 2.550 en 2004.

Interrogée sur le dossier de l’ours des Pyrénées, elle a annoncé qu’elle n’excluait pas de réintroduire plusieurs individus dans le massif.

"Je serai dans la continuité de mon prédécesseur et de ce qu’a dit le président de la République", a-t-elle souligné.

Le plan ours présenté en janvier à la suite de la mort de l’ourse Cannelle, tuée par un chasseur dans les Hautes-Pyrénées, prévoit de doubler d’ici à trois ans la population d’ours bruns dans les Pyrénées.


Note de loup.org : Le temps de saisir cet article, nous avons découvert que l’arrêté ministériel était déjà pris le 17 juin 2005 et publié au JO

Arrêté du 17 juin 2005 autorisant le prélèvement maximum d’animaux de l’espèce Canis lupus pour la période 2005-2006

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