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Communiqué de presse

Tir à vue sur les défenseurs des loups.

Juin 2005 — maj : Septembre 2007, par COSA ANIMALIA

Dans la nuit du 23 juin dernier, les associations de défense animale mobilisées contre l’abattage du loup ont violemment été prises à partie et menacées par des éleveurs constitués en milice à Saint Sulpice des Rivoires.


Pour la deuxième fois, lors d’une action pacifique menée par les défenseurs du loup, trois pro-loups ont été littéralement terrorisés par une milice chasseurs/éleveurs. C’est sur un chemin départemental que les premiers coups de feu - tirs à blanc nous l’espérons - ont éclaté, suivis par d’autres, et c’est miraculeusement, sous les insultes et les menaces de mort, que les défenseurs de la cause animale ont pu rejoindre leur véhicule. Plainte a bien entendu été déposée, et ni les excuses tardives de l’Administration, ni l’intervention molle et tardive des défenseurs de l’ordre ne peuvent justifier ce flottement institutionnel, qui a conduit des individus armés à menacer de mort des sympathisants de la cause animale.

La première agression contre une militante pro-loup avait eu lieu le 4 juin dernier. Une soixantaine d’individus armés de bâtons, s’en sont pris à une femme sexagénaire, l’ont molestée, insultée et ont proféré des menaces de mort à son encontre. Ensuite, certains individus l’ont couverte de purin pendant que d’autres endommageaient son véhicule.

Heureusement, l’arrivée de la gendarmerie a permis que la situation ne dégénère irrémédiablement. L’intervention héroïque d’un élu, improvisé garagiste et carrossier, a effacé toutes traces d’agression et redonné de l’honorabilité aux éleveurs et autres chasseurs. Il est également à noter que par crainte de représailles, aucune plainte n’a été déposée jusqu’à ce jour.

En effet, depuis plus d’un mois, des membres de l’association Cosa Animalia soutenus par de nombreux sympathisants, ont multiplié les actions contre l’abattage du loup, espèce animale protégée par la convention de Berne et la directive Habitat. Le Conseil d’état leur avait d’ailleurs donné raison en suspendant l’arrêté ministériel du 10 mai dernier.

Il convient de rappeler que, par l’adoption des deux arrêtés du 20 juin 2005, le préfet de l’Isère a basculé dans une logique dramatique. En effet, en autorisant une mise à mort programmée du loup par des " gardes particuliers assermentés ", le préfet a légitimé toutes les battues illégales, les milices privées, et plus grave encore, a poussé les éleveurs/chasseurs à se faire justice eux-mêmes à tout moment. (cf. documents en Annexe)

Gageons qu’en franchissant cette nouvelle étape les autorités auront largement contribué à enflammer la Valdaine et la France.

La question reste en suspend : qui saura mettre fin à cette escalade incessante dans l’intérêt de la vie en général ?

Contact presse : Florence NEIGE 06 21 50 02 95

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Documents joints




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