Les archives sont souveraines, elles ne relaient pas mon opinion personnelle.
8 février, par Serge Aroles
Après bien des critiques sur l’article L’énigme des enfants-Loups, mettant en cause la véracité des propos de Misha Defonseca dans son livre.
LES ARCHIVES DE BELGIQUE CONFIRMENT QUE "SURVIVRE AVEC LES LOUPS" EST UNE ESCROQUERIE !
Lorsque mes recherches sur les enfants-loups, et notamment celles relatives à l’unique cas d’enfant sauvage qui eût survécu dix années en forêt (Marie-Angélique, 1721 - 1731), m’avaient autrefois conduit dans les archives et les bibliothèques de Belgique, j’avais procédé à d’élémentaires vérifications à propos du livre "Survivre avec les loups" (1997). Les voici, augmentées des éléments, dont j’ai eu l’absolue confirmation récemment.
Il n’y eut aucune déportation depuis la Belgique au printemps 1941, celle-ci ayant débuté bien plus tard, très exactement le 4 août 1942.
Aucun des 25 000 déportés juifs de Belgique recensés n’offre une compatibilité avec les éléments offerts par l’auteur de "Survivre avec les loups" : à savoir, l’existence d’un couple juif d’origine germano-russe dont les prénoms étaient Gerusha et Reuven, fût-ce même en oubliant ces prénoms, en élargissant les âges, les lieux d’habitation en Belgique, etc. Aucun.
J’avais très vite découvert que la famille belge qui provoque toute l’histoire (la fuite de Misha à travers l’Europe), cette tyrannique famille belge qui héberge la petite fille juive pour de l’argent et qui a pour projet de la livrer aux Allemands, n’avait jamais existé, fût-ce sous un autre nom (car il m’avait été aisé de positionner sa fausse maison dans l’authentique aire centrée sur Anderlecht).
Personnage central du livre, le "grand-père" qui enseigne la géographie et offre une boussole à la petite fille (lui permettant ainsi de faire un surréaliste tour complet de l’Europe), ce grand-père est membre de la famille citée ci-dessus (l’oncle du dentiste) : il est donc membre d’une famille qui... n’a pas existé. Lors, ne soyons pas surpris que nul n’ait jamais retrouvé de traces au sol de sa grande ferme, située près d’Anderlecht.
Une autre donnée majeure du livre (donnée centrale car elle conditionne la réussite de l’évasion de Misha) est imaginaire, et ne relève pas du tout de l’imperfection de mémoire d’une enfant de 8 ans : " le bombardement sur un dépôt de pétrole de la ville. Il a détruit un pont voisin de la maison sur le canal. Léopold est allé voir ensuite, et a rapporté l’information " (année 1941). Alors que aucun pont de cette région (le canal Bruxelles-Charleroi près d’Anderlecht)ne fut bombardé en 1941 (pas plus qu’en 1942 ou 1943), absolument aucun pont, Misha :
Nombre de commentateurs du livre ont écrit qu’il s’agissait là d’un grand acte d’héroïsme... alors que nul pont n’était ainsi détruit. Tout juste y eut-il en cette région un pont que les Britanniques avaient saboté lors de leur retraite, en 1940, pont qui avait vite été transformé en passerelle pour piétons, parfaitement pratiquable par ceux-ci en 1941.
L’auteur de "Survivre avec les loups" ignore que la particularité de la Belgique fut d’avoir été placée sous administration directe de l’Allemagne nazie (ce qui ne fut pas le cas en France) : lors, ni en 1941 ni plus tard, les services de l’état civil de la maison communale d’Anderlecht ne lui ont délivré une fausse carte d’identité, comme elle le prétend.
Lors, devant de telles évidences, je n’avais plus porté intérêt à cette fable démesurée, en laquelle une fillette, adoptée par un couple de loups puis par une meute de dix loups, se fait réprimander par la louve dominante lorsqu’elle fait pipi en levant la patte, celle-ci lui intimant " l’ordre de continuer à s’accroupir comme les autres femelles "(page 162, ed. 1997).
J’ignorais alors que cette affabulation serait traduite en 18 langues, vendue à des millions d’exemplaires, serait le sujet d’un film dont tous les grands médias nous certifieraient l’authenticité, et que l’on m’accuserait de nier la souffrance du peuple juif. Je ne pouvais tout de même pas valider une telle fable, alors que j’avais détruit toutes celles analogues sur les enfants-loups, et ce, sur plusieurs siècles et plusieurs continents.
Depuis le jugement prononcé à l’encontre de l’éditeur américain, condamné à payer plus de 20 millions de dollars à Mme Defonseca, nous savons que "Survivre avec les loups" fut coécrit avec une Américaine, amie et voisine de l’éditrice, qui s’était laissée persuader par celle-ci qu’un tel thème " serait un best seller "... Les deux auteurs ne savaient pas même que les plus hautes montagnes d’Europe séparent l’Italie de la France : ayant accosté en bateau en Italie, dans un lieu inconnu, la petite fille, aidée de sa boussole, marche, marche... jusqu’à ce que, très soudainement : " je me retrouve en France, sans l’avoir réalisé avant d’entendre parler français ". Elle a franchi la plus haute chaîne d’Europe, sans qu’elle n’eût vu de montagne.
Je vous laisse libre de toute analogie sur le trio " USA - argent - enfants-loups ", mais sachez qu’à propos des deux plus célèbres enfants-loups (les fillettes Amala et Kamala ; Inde, 1920), j’ai retrouvé à Washington une lettre de l’universitaire américain qui avait universalisé cette ignoble escroquerie (Kamala était une fillette déficiente mentale battue par un Indien, créateur de ce mensonge) car elle lui semblait financièrement prometteuse : par une lettre du 20 mai 1940, il se réjouissait d’un premier chèque, qui arrivait à point pour ses affaires en Bourse, et il proposait à un auteur à succès d’exploiter avec lui ce filon, « en faisant 50-50 » sur les bénéfices...
Reprise, applaudie et certifiée authentique en 18 langues, cette histoire de fillette adoptée par une meute de dix loups (6 adultes et 4 louveteaux) restera l’un des monuments de la crédulité universelle de ces dernières décennies. Oui, des hommes ont exterminé des fillettes juives ; non, des meutes de loups n’ont pas porté secours à celles-ci...
I am sorry to respond in English but, while I read french, I do not write it well enough . Please see the following two blogs for more information on Misha DeFonseca :
We believe this book to be a hoax. A Baptismal certificate and school records are posted on these sites.
Merci.
Voir en ligne : Memoir of the Holocaust or Literary Fraud
je vais te dire moi ce que je pense cette femme dont j ai vu le reportage et est entendit moi aussi q elle avait menti sur cette vie d enfant loup, et bien elle a souffert tout simplement , elle a eu honte de ces origines et de ces parents, car son pere etait un homme qui denoncait les juifs et les fesait emmené dans les camps de la mort cette femme a eu honte et elle c est inventé une vie tout simplement et je ne vois pas de quoi cest un crime !! son histoire meme si elle n est pas vrai est tres belle , et elle a reussi a touché des millions de personne dans le monde
moi je dit tout simplement q elle nous a touché , etpuis ont s en fous c est une superbe histoire c est pas la peine d en faire tout un plat sur ce @
Attention, cette histoire est prenante en effet, on a envie d’y croire. Certaines incohérences existes oui. Le soucis dans cette réaction face a cette "excroquerie" réside dans le fait qu’elle n’apparaisse que maintenant, alors que le livre est sorti il y a maintes années. De plus, tout scientifique n’est pas infaillible et nous ne pouvons tout connaitre d’une pèriode aussi trouble que celle énoncée dans le livre. N’oublions pas que ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire et que certains détails ne sont et seront jamais mentionnés. On peut condamner cet auteur mais attention tout de même aussi a la véracité des dires de ce scientifique qui au final sont tout aussi crédible...
Cela reste une belle histoire et à vrai dire, je me fiche de savoir si cela a réellement été vécu. Le loup y est vu comme meilleur que l’être humain, ça change pour une fois...
A l’attention de M. Serge Aroles !
Une seule question : Avez-vous jamais essayé de parler avec Misha Defonseca ? Avez-vous jamais essayé de la rencontrer ? OUI, elle vit toujours une petite vie de "grande dame" prenant de l’âge dans sa toute petite maison aux EU loin de toute vie mondaine...
Marie-Claire Mommer Psychopédagogue et personne de contact de Misha DEFONSECA en Europe
Mme Defonseca est invitée : - 1) à se rendre avec moi dans les archives communales de Schaarbeek et d’Anderlecht, - 2) puis à rencontrer les historiens de la communauté juive de Belgique qui ont fait un grand travail de mémoire sur les victimes de la Shoah.
Est-ce que vous prenez mesure de la gravité de l’affabulation de Mme Defonseca ? Les descendants de la famille d’Anderlecht accusée d’avoir voulu la livrer aux Nazis (celle du dentiste) pourraient assurément porter plainte pour diffusion d’informations mensongères et diffamatoires à leur égard.
Bonjour Mme Mommer,
je suis une amie de Misha mais malheureusement nous nous sommes perdue de vue depuis quelques années ... Nous nous sommes rencontrés au Québec lors de la promotion de son livre. je suis passionnée par les loups comme Benoit, un de mes amis qu’ elle connait aussi .Tous les 3 nous avons eu à coeur de sensibiliser le grand public à la cause des loups a travers les medias quebecois , ce qui n’ est chose facile quand on connait la problématique du piégeage de cette espèce et de toutes les autres... Je ne lui jette pas la pierre sur ce que je viens d’ apprendre ....le principal, c’ est que son histoire est servie à démystifier le loup ....et pour moi, c’ est une bonne personne .... J’ aimerais beaucoup lui envoyer mon soutien et lui dire que les loups du Québec l’ attendent ! je vous laisse mon mail et espère que vous lui transmettrez toutes mes amitiés. Gwénaelle . gwen_bufe yahoo.fr
« Il n’y eut aucune déportation depuis la Belgique au printemps 1941, celle-ci ayant débuté bien plus tard, très exactement le 4 août 1942. »
Il faudrait mieux vous renseigner monsieur :
“Entre le 21 décembre 1940 et le 12 février 1941, 3.273 Juifs anversois, tous de nationalité étrangère, furent déportés vers la province du Limbourg et placés dans 40 communes. Ils étaient chaque fois accompagnés aux trains, de même que pendant le voyage, par des policiers anversois. La police s’occupa également de rechercher et d’arrêter les personnes convoquées qui ne s’étaient pas présentées. Pour la première fois des policiers anversois furent mis à la disposition des Allemands pour arrêter des Juifs.” (source : Institut de Recherche sur le Judaïsme Belge (IRJB))
Conjointement avec M. Steinberg (le grand historien de la Shoah en Belgique), nous allons publier début mars une mise au point definitive a propos des mensonges innombrables de Misha Defonseca.
Il y eut des déplacements de juifs au sein même de la Belgique (le Limbourg et ailleurs) et même vers le nord de la France, mais la déportation vers les camps d’extermination ("vers l’est", d’où les gens ne reviennent pas, comme le dit Mme Defonseca) débuta bien le 4 août 1942. L’unique déportation "vers l’est" recensée en 1941 est celle d’une centaine de "communistes". Un autre grand historien de cette époque, M. Gotovitz, confirmera aussi ces tragiques faits.
Prenez mesure de la portée des mensonges de Mme defonseca, alors que l’Education nationale va tenter de mettre en oeuvre, en septembre 2008, une sensibilisation à la Shoah dans les écoles primaires : imaginez que, au cours de cette première initiation scolaire, les innombrables enfants qui ont aimé l’histoire "Survivre avec les loups" - qu’ont leur a présentée comme authentique -, apprennent qu’ils ont été trompés...
J’en ai parlé à plusieurs historiens et rédacteurs de revues de la communauté juive : eu égard au succès universel des mensonges de Mme Defonseca, et malgré le tort immense que la vérité fera naître, le silence n’est plus de mise, car il offre matière aux extrémistes.
La quasi totalité des courriers que je recois directement sont désormais des remerciements, pour avoir éclairé des gens qui, par millions, ont été abusés.
1)La mise au point historique, précise, très concrète, à propos des mensonges de Misha Defonseca, sera publiée début mars dans deux revues de Belgique, et non pas dans Loup.org, qui, effectivement, n’est "pas une association pour la mémoire de la Shoah".
2)On me demande souvent "pourquoi ne rencontrez-vous pas Misha Defonseca ?". Mais c’est elle qui, à très juste titre, craint que n’éclate la vérité : par son éditeur, le producteur du film et une de ses attachées en communication, Mme Defonseca sait que je l’ai invitée à me rencontrer dans les archives de Belgique, devant des documents mettant en lumière ses mensonges.
3)Il est aussi le débat plus serein sur lequel on m’interroge : la possibilité de survie prolongée d’un enfant dans les forêts ? J’ai autrefois publié, accompagnée de dizaines de documents d’archives, la biographie du seul enfant sauvage dont la survie en forêt durant une décennie puisse être authentifiée par de très nombreux documents écrits : Marie-Angélique, qui avait 9 ans lors de son évasion, survécut en forêt entre novembre 1721 et septembre 1731, décennie incluse dans ce que l’on nomma la "petite ère glaciaire", aux grands hivers.
Si Marie-Angélique a pu réaliser ce prodige resté sans équivalent (je n’évoque que les cas d’enfants sauvages authentifiés par les archives), c’est qu’elle était une petite Amérindienne de la nation des Renards, voisins et grands ennemis des Sioux et des colons Français du Canada. Toute petite déjà, Marie-Angélique fut scolarisée à la très grande école de la survie : elle savait nager, coudre des vêtements des peaux... et même s’enterrer. De fait, dès le grand hiver 1716, qu’elle vécut dans le Wisconsin, âgée de quatre ans, elle avait vu les siens parfois s’enterrer pour se protéger du grand froid et prolonger ainsi un souffle de vie déjà très amoindri.
Je me répète : dans l’histoire de l’humanité, bien des enfants parvinrent à vaincre ainsi durant une décennie, mais seule la survie de Marie-Angélique en forêt nous est authentifiée...
Le commentaire et le ton passionnés de l’internaute "Apasdeloup" montrent à quel point il est difficile à ceux qui travaillent à partir des faits, de tenir une position rationnelle en public.
Je suis personnellement mal à l’aise sur le ton qui est utilisé : Le procédé de l’amalgame me fait penser aux procès des dictatures de tout bord et de la pire époque.
La phrase "Mais plutôt que d’avalisé cette soit-disant bonne action et de fustigé Misha Defonseca dont vous n’avez aucun moyen de prouver que son voyage en soit est faux, peut-être faudrait-il commencer par reconnaitre toutes nos erreurs. " me renvoie directement aux souvenirs des pratiques pendant la révolution culturelle chinoise, la mise au pas du Viet-Nam par les communistes et du Cambodge par les Khmers Rouges. Nous sommes effectivement éloignés de la question des loups mais c’est une preuve de plus que l’on ne pourra pas résoudre la question du loup sans traiter la question de l’être humain auparavant.
Avant de m’accuser de quoi que ce soit, vous feriez mieux de me contacter. Méfiez-vous monsieur que je ne porte pas plainte pour diffamation et détournement de propos publique ! Et bien que cinéaste, je suis avant tout juriste, je sais tout à fait ce que je dis ! Si vous lisiez avant d’attaquer, vous vous seriez aperçu que j’ai dis qu’il ne faudrait pas oublier que c’est la police française qui à fait arrêter les juifs de France (d’ailleurs combien d’entre vous accepte de regarder en face le film de Louis Malle "Lacombe Lucien" ?) et qu’aujourd’hui pendant que le gouvernement veut nous faire croire qu’on veut faire de bonnes œuvres en faisant porter un fardeau atroce à de jeunes enfants, on renvoi à la frontière et dans des conditions que la Cour Européenne des Droits de l’Homme à condamnées des gens qui ne demandent qu’à vivre ! On pille leur ressource et on les expulse, on a pas de leçon à donner ! Et qui pille leur ressource ? Vous voulez vraiment le savoir ? Alors regarder dans une glace ! De plus si avant de faire la moindre attaque, vous vous renseignez sur les gens ou si vous les contactiez, vous vous m’auriez retrouvé rien qu’avec mon pseudonyme et nom d’auteur (Apasdeloup). Vous vous seriez alors rendu compte que moi que vous accusez de fascisme, une partie de ma famille a été déportée ! Que je fais partie d’Amnesty Internationale, du Réseau Education Sans Frontière, de la Ligue des Droits de l’Homme, que je suis en train de réaliser un film qui justement condamne toutes les exactions des Hommes et ce, à commencer par la xénophobie ainsi que celle que nous commettons envers la nature et en particulier les loups ! Vous me faites penser à ces gens qui ont accusé Jean Ferrat de révisionnisme !! Je ne vous disiez qu’une seule et unique chose monsieur : avant de porter en public des accusations, vous DEVEZ avoir l’intégralité des preuves ! Si en justice on fonctionnait comme vous lavez fait, on n’aurait que des procès comme Outreau ! Heureusement que des gens comme moi doute tant qu’ils n’ont pas de preuves absolues et irréfutables !! Vous ne les aviez jamais apporté ! JAMAIS !! Ce n’était que des soupçons !! Ils étaient fondés, aujourd’hui, on le sait ! Mais ai-je contesté quoi que ce soit le jour où Misha à avouer ? Non, car en effet, preuve avait été apportée, je ne demandais rien de plus ! Mais qui êtes-vous pour juger les gens ? Vous vous sentez l’âme d’un magistrat ? Heureusement qu’en justice certaine personne réfléchissent autrement ! Honte à vous ! Honte à des gens comme vous qui ose porter des jugements et donner des leçons de morales sans jamais avoir pris renseignements ! En tout cas, soyez sur que ceci n’en restera pas là et que dès demain, l’intégralité de mes dires accompagné de votre réponse diffamante ira chez un avocat que je vais consulter pour préparer un dossier en vue d’une potentielle plainte !! Je ne sais pas si j’irai porter cette plainte, mais soyez sur que si vous ne me présentez pas de plaintes excuses, que j’exige sans aucun délais de quelque forme que ce soit, on en restera pas à cette simple réponse !
Et pour que ce soit claire pour tout le monde, que l’on ne me reproche pas de me cacher derrière un pseudonyme, mon nom est Sébastien Grignon.
Cher Monsieur "Apasdeloup"
J’ai bien lu votre dernière contribution.
Je crois comprendre que vous n’êtes pas d’accord avec les propos que j’ai exprimés sur ce forum libre et démocratique et que vous les prenez pour une attaque personnelle offensante.
Il me semble deviner que vous faites une confusion entre Monsieur Serge Aroles et ma modeste personne qui souhaitait simplement faire part de mon étonnement sur la structuration des arguments contradictoires qui lui étaient présentés.
Je n’ai aucun lien avec Monsieur Serge Aroles qui est, si j’ai bien suivi le déroulement du forum de discussion, spécialiste des études sur les enfants sauvages et de l’enquête sur les faits exposés dans le livre de Mme Defonseca.
Je tiens à lui exprimer, plus directement que je ne l’ai fait dans le message précédent, mes félicitations pour la rigueur de sa démarche et la clarté avec laquelle il expose les faits et ses arguments.
Je n’ajouterai aucun autre commentaire et je reste à votre disposition pour toute précision que vous pourriez souhaiter.
I am sorry to respond in English but, while I read French, I do not write it well enough . Please see the following two blogs for more information on Misha DeFonseca :
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Merci.
Voir en ligne : http://www.parlezmoipress.com/merma...
« SURVIVRE AVEC LES LOUPS » RESTERA DANS L’HISTOIRE COMME UNE DES PLUS MONUMENTALES ESCROQUERIES DE CES DERNIERES DECENNIES
Après que j’eus avisé le public que cette « petite fille juive qui a traversé l’Europe à pied à la recherche de ses parents déportés » n’était pas juive, n’a pas traversé l’Europe et n’eut pas de parents déportés, et après que l’on m’eut insulté et accusé d’antisémitisme et de fascisme, voici que l’auteur du livre « Survivre avec les loups » est, suite à une longue querelle judiciaire et financière, trahie ces jours-ci par son éditrice américaine. Alors que, début janvier 2008, j’écrivais à l’éditeur du livre et au producteur du film : « Misha Defonseca souhaite-t-elle que je reprenne mes recherches dans les archives de Belgique, en commençant par celles de l’école primaire pour filles de Schaarbeek que j’avais parfaitement identifiée… », voici que son éditrice diffuse sur internet l’extrait d’un registre de l’année scolaire 1943-1944 de cette même école, attestant que, à l’époque où l’héroïne se positionnait dans les forêts de Pologne, adoptée par une meute de dix loups, elle était en fait scolarisée dans la banlieue de Bruxelles. Ce document accablant, définitif, est accompagné d’un autre qui ne l’est non moins (l’éditrice a fait appel à un généalogiste) : l’extrait d’acte de baptême catholique de l’héroïne, née en 1937 près de Bruxelles, qui, répétons-le, n’est aucunement juive, ni de père, ni de mère.
J’avais également avisé diverses organisations de la communauté juive, les exhortant à se démarquer formellement de cette énorme supercherie exploitant l’horreur de la Shoah, en les avisant que, après dix années de succès (la version française du livre a paru en 1997), la vérité était enfin en marche, et que cette vérité, qui serait récupérée par des extrémistes, leur ferait un tort considérable. J’ai reçu un accueil favorable de leur part, mais, hélas, il était trop tard. Prenez mesure de la portée des mensonges de Mme Defonseca, alors que l’Education nationale va tenter de mettre en oeuvre, en septembre 2008, une sensibilisation à la Shoah dans les écoles primaires : imaginez que, au cours de cette première initiation scolaire, les innombrables enfants qui ont aimé l’histoire "Survivre avec les loups" - qu’ont leur a présentée comme authentique -, apprennent qu’ils ont été trompés...
Ce mercredi 20 février 2008, jour de rédaction de ce présent texte, je suis invité à m’exprimer à la radio : malgré que l’on m’eût insulté, je n’exploiterai pas ce succès, j’aurai, en toute sincérité, le triomphe modeste, offrant plutôt une double réflexion qui puisse nous servir d’instruction, afin qu’une supercherie de cette démesure (traduite en 18 langues, diffusée dans des dizaines de pays, portée au cinéma, applaudie par tous, etc.) ne se reproduise plus.
1) Comment comprendre l’attitude quasi unanime de la presse écrite et audiovisuelle, qui a présenté comme authentique - non comme une allégorie - cette fable démesurée, en laquelle une fillette adoptée par une meute de dix loups se fait réprimander par la louve dominante lorsqu’elle fait pipi en levant la patte, Misha Defonseca écrivant (page 162, édition de 1997) que cette louve : « m’a intimé l’ordre de continuer à m’accroupir comme les autres femelles » ? Et comment comprendre que cette presse, après qu’elle eut unanimement applaudi un tel mensonge, m’eût refusé un droit de réponse faisant état, non pas de mon « opinion personnelle », mais de documents d’archives accablants (voir mon article : « Les archives de Belgique confirment que « Survivre avec les loups » est une escroquerie ») ?
2) Mais aussi - et ce n’est pas moins inquiétant, à l’heure où la diffusion de l’éducation est sans équivalent dans l’histoire de l’humanité -, comment comprendre que des millions d’individus (non pas seulement les enfants) puissent croire, hors de toute beauté du rêve, du songe, que les meutes de loups au complet adoptent les petites filles dans les forêts ?... Alors que le travail de vérité que j’ai réalisé sur les enfants-loups couvre près de sept siècles (1304-1954), je ne pensais point voir resurgir, au XXI° siècle, une pensée aussi obscure, aussi nourrie de superstition, que celle contemporaine d’un enfant-loup du royaume de France qui aurait été pendu après sa capture en 1571…
C’est un beau film, mais cela ne peut pas être une histoire vraie comme on le dit.
Après avoir vu le film, nous en avons discuté en famille et entre amis, et avons trouvé plusieurs objections à la réalité de l’histoire. Outre l’adoption par les loups, voici quelques arguments : 1 Une petite fille de 8 ans ne marcherait pas régulièrement vers l’est très longtemps, et se mettrait assez vite à se chercher à manger. Les possibilités de survivre en mangeant quelques carottes crues et non lavées, des vers de terre, et en buvant de l’eau des rivières, sans jamais tomber malade, sont très peu probables. Une autre façon de trouver à manger serait de voler dans les fermes et les maisons, mais elle finirait bien par se faire prendre. 2 Quand on se dirige vers l’est depuis Bruxelles, on doit forcément traverser des fleuves coulant nord-sud, comme la Meuse, le Rhin. Pour cela il fallait passer par des villes comme Liège ou Cologne. Comment est-elle passée sans se faire remarquer par la police ou simplement par des passants, et se faire embarquer au poste de police ? 3 Survivre en hiver en Pologne ou en Ukraine sans vêtements chauds et sans abri est pratiquement impossible. Chez nous, dès qu’il gèle, on trouve de malheureux SDF morts dans les rues. 4 Comment les images filmées à Bruxelles en 1944 sont-elles parvenues dans un village perdu d’Ukraine tenu par des partisans, donc apparemment derrière les lignes allemandes ? 5 Le retour est tout-à-fait invraisemblable. Fin 44 ou en 45, la petite fille a forcément dû traverser le front et les zones arrières surveillées par la police militaire, la feldgendarmerie. De nouveau il lui fallait traverser des rivières et des fleuves qui étaient devenus des objectifs stratégiques, et donc surveillés et défendus.
Pierre Charles, Rocourt
Nous avons parlé en direct hier sur la RTBF (Belgique) avec Maxime Steinberg. Les parents de "Misha" n’étaient aucunement juifs et elle a passé toute son enfance dans la banlieue de Bruxelles. Son père fut un déporté politique, statut douloureux qui ne légitime aucunement l’escroquerie au succès universel qu’elle a monté.
Elle n’avait pas à créer cette fausse histoire de victime de la Shoah parcourant l’Europe à pied à la recherche de ses parents "juifs". Je me répète : comment désormais sensibiliser à la Shoah ces innombrables enfants qui vont découvrir que l’histoire qu’ils ont adorée, et présentée comme authentique, était mensongère...
mais bien sur !!!!!
les reveries d’un enfant ne doivent pas devenir une usine a fric d’adulte, sinon nous pourrions tous nous y mettre ... moi jai ete abandonnée par mes parents et mon chat m’a elevé
pourtant a 8ans seul mon imaginaire (tres grand) me faisait courir le monde, car mes jambes ne tiendrai pas autant d’annees
et mowgli serait une histoire vraie , et tarzan aussi oh !
Voir en ligne : ?
Réponse : DIGESTION DU LAIT DE LOUVE ET ENFANTS-LOUPS EN SURVIE
Eu égard au fait que cette question (que l’on m’a adressée sur Ferus) m’est très souvent posée par la presse écrite et audiovisuelle, j’aimerais apporter, ici aussi, une réponse définitive, aussi défintive que celle relative aux archives de l’escroquerie "Survivre avec les loups".
Votre question est très intéressante car le statut « d’indigestible » voire de « toxique » pour le nourrisson souvent attribué au lait de louve, et sa supposée insuffisance quantitative pour sustenter un bébé, sont tous deux hautement erronés. Nous ne pouvons entrer ici dans des détails que j’ai développés dans l’ouvrage, mais sachons, pour le seul exemple de la haute teneur protéique du lait de louve, et donc de sa supposée toxicité pour le rein, qu’une grande fraction de ces protéines n’est point absorbée par les muqueuses digestives du nourrisson et est éliminée dans les selles - au prix d’un certain inconfort pour l’enfant-loup (ballonnements, diarrhée), mais nous discourons ici de SURVIE, non pas de qualité de vie...
De fait, si le chiffre que vous citez sur la teneur protéique du lait de louve est exact (par ailleurs, en nutrition, les fractions des trois grandes classes de nutriments ont pour dénominateur 100 gr ou 100 ml, et non pas le litre), en revanche, vraiment, les conséquences médicales que vous avez lues dans un livre sont hautement fausses, tant même, que cela légitime une correction dans une édition ultérieure - c’est ainsi, dans un échange courtois, que la connaissance et la vérité diffusent.
Durant des millénaires, des millions de nourrissons de l’aire périarctique (Canada, Russie, Scandinavie) se sont fortifiés au lait de renne (caribou), à la très haute teneur protéique, voisine de celle de celui de la louve, sans qu’ils fussent tombés de suite dans un « coma ammoniémique » (un de mes paragraphes s’intitule « Les maladies rénales d’un enfant sauvage »)…
Quant à la supposée insuffisance quantitative, sachons que la lactation de la louve en état de pseudogestation (car une telle adoption d’un nourrisson ne peut se réaliser hors de ce cadre) est accrue en durée et en quantité.
Dans l’ouvrage sur les enfants-loups, j’ai offert la préséance :
1) Aux archives : il faut toujours se référer à des textes sources ("Survivre avec les loups » de Misha Defonseca est une victime des cette démarche) ;
2) A la nutrition, discipline qui, ici, prend des dimensions hors normes, attendu que nombre d’enfants sauvages étaient de grands mangeurs d’herbe, de bois, de terre, etc. Dans le chapitre intitulé « Nutrition et survie des enfants sauvages. Indispensables notions pour comprendre cet historique », j’ai abordé des mécanismes de survie tels que l’hydrolyse acide par l’estomac, afin de répondre à des questions telles que : - un enfant peut-il survivre en mangeant de l’herbe ? - un enfant peut-il survivre en mangeant du bois ? De fait, un enfant sauvage peut se nourrir en partie de souches et pièces de bois pourries, ayant subi un début de dégradation par des champignons ligninolytiques, desquelles la digestion des polysaccharides se fera, comme pour l’herbe, par hydrolyse acide - mais la survie d’un tel enfant sera comptée.
De grâce, ouvrons les yeux vers ces terres où la faim est un drame de chaque jour, et oublions le nombre de biberons et de langes que nécessite le nourrisson de nos temps d’excès, car ce qui fait belle la vie est fort éloigné de ce qui autorise la survie…
Misha Defonseca, l’auteure contestée du livre « Survivre avec les loups », admet, dans une communication au « Soir » que l’histoire de son épopée à travers les forêts d’Europe qu’elle aurait parcourues en 1941 avec une meute de loups n’est qu’une œuvre de fiction, pas un récit autobiographique comme elle le prétendait depuis dix ans.
source : www.lesoir.be
Ce debat est en effet un grand moment de rigolade. Les personnes qui ont defendu cette femme mythomane ,dangereuse et mediocre ont cherche par tous les moyens a se cacher une verite (quand meme evidente). L’obscurantisme, l’ignorance et le temps des croyances sont toujours la. Le monde n’a pas tant change que cela depuis le temps ou les loups regnaient encore sur nos terres.
A quand un film sur un loup qui se souvient comment il a reussi a echapper aux chasseurs en se faisant passer pour un humain (un auteur tant qu’a faire) ?
Bravo et merci a tous ceux qui ont combattu cette imposture !
Louyaitu
concernant les alpes, on peut passer d’Italie en France par Vintimille et Menton, ces montagnettes ne sont pas insurmontables, elles sont plutot des collines, montez au plateau Saint Michel de Menton et de là vous marchez une bonne heure par des sentiers de contrebandiers et vous vous retrouvez en Italie.
Tout le reste n’est que fabulation, dommage j’y avais cru. Encore une histoire à dormir debout qui s’écroule.
ca s’appelle un "mensonge viral" ...(en rapport au marketing viral) j’approuve vraiment pas ce genre de délire, aucun respect des lecteurs...pfff j’avais acheté son livre quand il est sorti, il va finir dans ma cheminée...
j’étais venu lire les contre-arguments, bien joué en tout cas ! bravo, joli travail... ca faisait un peu trop livre de la jungle dans ma tête, au moins là, ca parait plus clair...
ps : Michel, de qui vous parlez ?
on avance !!!!
et tout cet argent qu’elle a recu par des gens qui voualient y croire, et l’ont prise en pitié elle va le reversé a ses ’’parents’’ les loups il y a pleins d’associations de protection envers les loups
jespere qu’au cas echeant elle sera condamnée pour abus
OK pour désapprouver fermement un mensonge énorme autour de choses si graves, par respect pour ceux qui l’ont vécu si réellement OK pour blâmer mais avec une certaine retenue les gens qui se sont laisser berner (ne sommes nous pas tous terriblement credules sur pleins de thèmes ??) OK pour retablir tres haut la vérité : il s’agit d’une fiction
Mais :
1/ l’indulgence doit être également portée sur cette femme à l’enfance difficile , même si l’adulte s’en est servie. 2/ les défenseurs de loups en ressortent grandis en prouvant leur esprit réfléchi, leur savoir et leur vision scientifique (et non anthropomorphique) des loups 3/ enfin, je rebondis sur le message d’un d’entre vous au début des doutes : ce qui a plu au gens, c’est de penser que l’animal peut donner des leçons à l’homme. Combien de fictions se servent de ce thème pour rappeler les valeurs fondamentales de compassion et de tolérance qui devraient être celles de l’homme et qui sont si loin du quotidien de tant d’êtres humains ? Maintenant que nous savons tous que c’est une fiction, traitons la comme telle, un roman visant à montrer combien l’animal que nous pensons dominer, que nous condamnons pour sa "cruauté" ou la gêne qu’il nous occasionne, peut nous rappeler les principes d’humanité.. un peu comme du Jean Jacques Anaud.... cela fait du bien a l’âme et si cela pouvait nous aider... !!!!!
entre nous, ce quil en reste auj :
des gens furieux d’avoir ete berné
des loupsqui n’ont rien gagné, ceux pensaient que les loups etaient nefastes penseront ’’je me disai aussi que des animaux comme ca, ne faisait pas cela, ce de la charogne ’’
enfance difficile ... eh bien peut etre ... dans ce cas des therapies existent, ou tut simplement en ecrivant ce livre sans noter ’’autobiographie’’ aurait donné a l’histoire une magie qu’elle n’a plus
jai ete violenté, violé, durant des annees mais en aucun cas j’irai ecrire que la famille des ours m’a sauvé
l’humain a besoin de reve pour s"evader, vivre en paix mais par pitie pas de mensonge aussi gros !!! ca ne fait que de repousser notre amour des autres et des animaux quel gachis !!!!!!!!!!!!!!!!!
Bonjour, Etant passionné par les loups, je me suis aussi plongé dans "survivre avec les loups", et le pire, c’est que j’ai cru à cette histoire ! Donc...je suis déçu, ma foi ! Je connaissais tellement le livre par coeur qu’aller voir le fim au cinéma ne me dit pas trop...surtout que le loup blanc de l’affiche, n’est qu’un chien...lol
En revanche, je crois qu’il y a un film " la jeune fille et les loups" qui me paraît bien intéressant ! j’irai sûrement le voir, celui-là..
Ciao !
11 ans pour l’avouer !!!
elle sort quand son prochain livre autobiographique
’’la mytho rejeté des loups "
scandaleux tout simplement
Je suis en accord avec le commentaire pondéré de "Cath" du 29 février (16h01)
Le message de Catherine du 1er avril (10h21) me paraît, c’est donc un avis personnel, plus étonnant.
"Comment tant de gens peuvent-ils se permettre de juger et de condamner cette femme dont la seule faute est d’avoir raconté une histoire qui aura captivé des millions de lecteurs !!"
Certes, il ne s’agit pas de la tournure interrogative d’une question qui requiert un ? mais d’une exclamation doublement ponctuée !!
Je précise tout de même que la "faute", pour reprendre le terme utilisé, n’est pas d’avoir captivé des millions de lecteurs.
Le franchissement de la ligne rouge est ailleurs : c’est d’avoir prétendu jusqu’en dernière limite que l’histoire était vraie.
Cela était-il nécessaire pour que le livre donne du plaisir à ceux qui l’ont lu ? Certes non à en lire les commentaires ! Le doute insidieux qui me vient est le suivant : Le livre se serait-il vendu autant s’il n’avait compté que sur les recommandations des lecteurs satisfaits d’avoir passé un bon moment ?
Je suis certainement trop cartésien : je n’ai pas pu acheter le livre, alors même que j’ignorais que l’auteur, et l’éditeur, et les médias, prétendaient qu’il s’agissait d’une histoire vraie. L’histoire me semblait une transposition de Tarzan, l’homme singe ou du Livre de la Jungle, bref encore un ouvrage basé sur l’attrait et les mystères de la vie sauvage pour le citadin que je suis devenu.
Je ne suis pas client. Il me suffit de savoir que le loup fréquente à nouveau les montagnes que je vois au loin de chez moi pour trouver cela suffisamment surprenant en soi. (En revanche, je serais bien acheteur de la viande des moutons qui ont échappé au loup si cela pouvait aider les bergers à vivre mieux mais je ne sais pas où elle s’achète.)
"Je suis déconcertée par votre facilité à jeter l’opprobe, et je ne peux m’empêcher de vous imaginer tels des chiens de chasse lors de la curée."
Sur le fond, c’est exact. Il y a longtemps que j’ai remarqué que les êtres humains hurlaient plus fort que les loups.
« Je pense qu’il existe des combats plus importants que celui-ci, les sujets à polémique "constructive" ne manquent pas, »
Sur le principe, c’est également exact.
“l’utilisation du loup par la mafia italienne dans le trafic de drogue par exemple.”
L’expression dit qu’on ne prête qu’aux riches. Le loup et la Mafia me semblent faire le couple mystérieux parfait. Où puis-je trouver plus de renseignements sur ce sujet ? Sinon, cela pourrait tout à fait présenter les symptômes d’une nouvelle rumeur sur le loup.
Pour information, ma maman qui habite dans la chaîne de Belledonne s’est laissé convaincre par ses voisins qu’il y avait des dizaines de loups dans son coin, qu’ils n’avaient plus peur de rien, qu’ils venaient manger dans les poubelles comme les renards, que des gens du village d’à coté les avaient vu et que tout ça, c’est parce qu’ils ne s’agissaient plus de loups sauvages mais de loups nés en captivité, à Peaugres notamment, dont les parcs ne savaient plus quoi faire et "qu’on" avait relâchés dans la nature. J’avais des voisins par ici sur mon plateau marécageux qui m’avaient raconté, en toute sincérité, qu’il y avait beaucoup de vipères parce que l’organisme de protection, qui occupait l’autre coté des bois, avait procédé à des lâcher d’élevage ... ...
Et par pitié lisez, lisez, lisez jusqu’à ce que les mots, les tournures de phrases s’impriment dans votre mémoire, car visiblement l’orthographe et la grammaire ne sont pas vos points forts.
Je m’applique, je fais ce que je peux mais si quelqu’un a une bonne idée, je la prends même s’il utilise son code de langage personnel. Autre avantage : la vitesse. Il est parfois préférable d’exposer ses idées rapidement plutôt que parfaitement.
« Quant à l’humiliation, la trahison, la tromperie je ne crois pas que vous ayez un jour éprouvé un seul de ces sentiments, vous en ignorez même le sens car chaque jour nous les subissons. Les gouvernements sont maîtres en la matière et le peuple ne s’en offusque pas. »
Vaste question ! Dans un précédent message, j’ai utilisé le terme "d’amalgame".
Je reposerai la question en ces termes : de quoi est-il question ? Où est la ligne rouge ? Où est l’oeuf, où est le boeuf ?
Nous sommes chacun avec notre conscience, après tout.
Puis-je excuser mon comportement à mes propres yeux parce que, d’après moi, l’autre fait pire que moi ?
Autre piste de réflexion : les gouvernements ne seraient-ils pas à l’image de ceux qu’ils gouvernent ? L’anarchie vaincra peut-être mais ce jour-là, en l’état actuel du monde, je doute que les loups courent assez vite pour échapper aux volées de plomb qui leur seront adressées.
En l’état actuel des choses, je pense que si un berger tire sur un loup, tout désespéré qu’il est par les ravages du loup, c’est comme s’il passait au feu rouge. Au feu rouge, on s’arrête !
Alors laissez donc cette femme à son destin.
C’est ce que l’attend, de toute évidence. La beauté du geste serait qu’elle, ou son éditeur, redistribue une partie du résultat financier obtenu aux acteurs qui ont contribué au succès de l’affaire : les loups.
Bonjour DS (de la Dombes), Bon point pour vous : le sujet sur le loup et la mafia n’était qu’une rumeur ou plus exactement un poisson d’avril et j’ai naïvement cru à cette histoire. Mon amour pour les animaux a été plus fort que ma raison et j’avoue ne pas m’être interrogée sur la capacité des mafieux côté français à reconnaître et capturer les loups transportant de la drogue dans leur estomac. Pauvre de moi !! Ceci étant dit, je ne suis pas persuadée que ce canular soit du meilleur effet pour la défense des loups.
Deuxième bon point : je suis convaincue que si Survivre avec les loups avait été présenté comme une simple fiction, le livre n’aurait pas été autant vendu. Je soupçonne l’être humain dont je fais moi-même partie, d’éprouver du plaisir à la lecture des malheurs des autres, un mélange de fascination morbide et de compassion qui permet au final de relativiser ses propres malheurs. Certes cette femme a commis UNE FAUTE IMPARDONNABLE, avoir truqué l’Histoire pour créer son histoire mais l’accuser d’avoir trompé, trahi, menti, bafoué la mémoire des morts et des rescapés, je trouve cela quelque peu démesuré. Et cela ne justifie pas de douter systématiquement de l’authenticité des actions entreprises pour aider les plus faibles et les plus démunis. Soit vous donnez, soit vous ne donnez pas, mais pas d’excuses bidons.
Troisième bon point (décidément je suis généreuse aujourd’hui) : il serait en effet louable que cette femme reverse une partie de ses gains aux assocations qui luttent pour la défense et la réintroduction des loups. Tout travaii mérite salaire. Quant à la question de ceux qui nous gouvernent c’est un vaste débat qui nous entraînerait bien loin des sentiers empruntés par les loups. MAIS OUI VIVE LA REVOLUTION !!
Pour conclure, vous lire fut un réel plaisir, je n’ai pas buté sur les mots et j’ai compris leur sens et de cela je vous suis reconnaissante. Catherine
Bonsoir Catherine et merci de votre message. Si je comprends bien ce que je lis, je devrais avoir droit à une image !!!
En fait, je m’aperçois à la relecture du mien qu’il manque un paragraphe à mon texte d’hier. Question de copier-coller certainement.
Je mettais en avant le fait que je m’exprimais sur un forum concernant les loups et que je pensais que ce n’était pas le lieu pour écrire sur l’un des aspects qui est plus compliqué à aborder pour moi : l’Holocauste, l’extermination programmée d’individus en fonction de leur appartenance à une catégorie considérée comme spécifique d’êtres humains.
Je reprends vos propos pour tenter de m’exprimer clairement :
Je soupçonne l’être humain dont je fais moi-même partie, d’éprouver du plaisir à la lecture des malheurs des autres, un mélange de fascination morbide et de compassion qui permet au final de relativiser ses propres malheurs. Certes cette femme a commis UNE FAUTE IMPARDONNABLE, avoir truqué l’Histoire pour créer son histoire mais l’accuser d’avoir trompé, trahi, menti, bafoué la mémoire des morts et des rescapés, je trouve cela quelque peu démesuré.
L’auteur truque l’Histoire en prétendant également être juive et donc en prétendant appartenir à l’une des catégories d’êtres humains les plus persécutées à la période où se déroule le roman.
Objectivement, cela augmente la quantité de
ce mélange de fascination morbide et de compassion
que peut éprouver le lecteur.
Je ne suis pas juif, tsigane ou communiste et je ne crois pas que quelqu’un de ma famille proche ou éloignée ait été déporté de ce fait. Résistants, blessé dans le maquis, anti-occupants, oui, déportés non.
L’Holocauste m’apparaît comme l’un des actes les plus démesurés qui soient, parmi ceux dont est capable l’espèce humaine. Et ce n’est pas un accident de l’Histoire : Les Khmers rouges au Cambodge, Karadzic à Srébréniza, les Hutus au Rwanda ont reproduit le processus à leur échelle et avec leurs moyens et concernant les deux derniers cas, je ne suis pas certain d’avoir fait tout ce que je pouvais pour les éviter alors que je savais, ... que nous savions, ou que nous devions savoir.
Je dirais que, sur ces questions, je ne veux pas être plus royaliste que le roi ou, pour rester en lien avec ce que feraient les loups, je préciserais que je ne me sens pas dans le rôle du chef de meute. J’exprime clair et net ma solidarité avec la meute humaine, quelle que soit la partie du globe où elle habite aujourd’hui, Palestine, Liban, Israel, Jordanie ... mais je demande à savoir ce que les principaux intéressés de l’époque pensent de ce livre, soit ceux qui en ont souffert en direct, soit leurs descendants. A ce titre, j’irai chercher ces informations sur un autre forum.
Par rapport à quelque chose d’aussi démesuré que l’extermination programmée de la population juive d’Europe, je m’interroge sur ce que représente le comportement de cette dame. A son tout petit niveau et de mon coté de la lorgnette, je suis effectivement amené à "juger" que
cette femme a commis UNE FAUTE IMPARDONNABLE
et à la condamner.
A la condamner à quoi ? Vous semblez approuver une des pistes possibles :
il serait en effet louable que cette femme reverse une partie de ses gains aux assocations qui luttent pour la défense et la réintroduction des loups.
Si cette idée est valable pour les loups, je pense qu’elle peut s’appliquer avec une pertinence équivalente aux fondations pour la préservation de la mémoire qui travaillent sur l’Holocauste notamment.
Didier
Bonjour Didier,
Oui vous avez droit à une belle image, celle d’un monde idéal où tolérance, respect, compassion, solidarité, compréhension, seraient des valeurs fondamentales, un monde où l’idée de posséder ferait sourire, celle de partager provoquerait l’ivresse.
Ma famille paternelle est juive mais mon père ayant épousé une goy, je ne le suis pas ... Je connais un couple de sourds et muets, amis de mes parents, qui a été déporté. Aujourd’hui âgés respectivement de 88 et 90 ans, leurs corps portent les cicatrices indélibiles que leur ont laissées les crocs des bergers allemands quand ils refusaient d’obéir aux ordres des kapos. Ils ont lu Survivre avec les loups et ont aimé bien qu’ils aient toujours douté de la véracité de cette pseudo biographie et je ne sais pas exactement pourquoi.
Comme vous je ne me pardonne pas ma passivité face aux massacres qui continent de se perpétuer dans notre monde car nous savons. Je le vis d’ailleurs assez mal mais j’avoue mon désarroi, que pourrais-je faire pour lutter contre les descriminations raciales, sociales, politiques et empêcher ces tueries ?? A mon échelle j’essaie déjà de combattre les idées préconçues telle "le RMiste est un fainéant, il ne veut pas travailler et vit à nos crochets. Y’en a marre de payer des charges pour ces gens là". Je réponds alors "non il survit", et "non tous les Rmistes ne sont pas fainéants, beaucoup sont seulement résignés et ont perdu l’appétit de vivre". Ce n’est qu’un exemple mais révélateur de l’évolution de notre société où l’individualisme va souvent de pair avec la bêtise.
Il serait sans doute passionnant de débattre avec vous mais tout ceci nous emmène bien loin du sentier des loups.
Catherine
J’ai lu beaucoup de choses sur ce post ayant peu ou prou rapport avec les loups qui sont je le rappelle le sujet de ce site. J’ai moi aussi lu le livre de Mme Defonseca avec beaucoup d’enthousiame, j’ai bien sur compris très vite qu’il s’agissait plus d’une fiction que d’une biographie "trop gros pour être vrai", je suis passionnée de loups et pourtant je suis loin de savoir beaucoup de choses "scientifiquement prouvées", je lis, je pense, et j’essaie de me faire ma propre idée. Je ne connais en outre absoluement rien de la géographie et de l’histoire de la belgique en particulier et de l’europe dans son ensemble car c’est un sujet qui me touche peu (seules les grandes lignes me suffisent). Je ne nie aucunement que la shoa a existé, bien au contraire, même si les juifs sont loin d’avoir été les seuls à souffrir dans cette affreuse guerre . Cependant permettez moi avec beaucoup de respect pour chacun d’entre vous et leurs opinions, de me poser quelques questions : 1. On cri à la supercherie, je suis d’accord pour dire que Mme Defonseca aurait du avoir l’honêteté de dire que son livre était une fiction romanesque et non une autobiographie. Mais pourquoi tant de hargne bon sang ? 2. Les loups dans son livre sont présentés non comme l’animal haineux et violent du moyen age mais comme un animal sauvage capable d’amour et de partage même dans des temps dificiles. Est-ce donc si négatif que ça ? 3. J’ai vu sur ce post même tant de personnes "hurler" à l’ignominie comme on criait autrefois "au loup" ! Que cela vous apporte-t-il de rétablir la "vérité" avec tant de férocité et de haine ? 4. Le loup se doit d’être réhabilité comme un animal qui n’est pas si mavais que ça en définitive (voire sur ce site même l’article traitant de la non agression de l’homme par le loup à de très rares exceptions près : le loup est-il dangereux ?) : au fond "danse avec les loups" en d’autres années essayait de faire la même chose : faire comprendre que tout homme, toute bête, tout être vivant sur cette terre a droit à beaucoup plus de respect qu’on ne lui en donne ordinairement. Même s’il classe encore les bons d’un côté et les méchants de l’autre, c’est notre vision trop manichéenne encrée si profondément dans nos cervelles qui veut cela ! Mme Defonseca a-t-elle dit que les juifs étaient de mauvais hommes ? Que les loups étaient des êtres sanguinaires ? Que les êtres humains de son histoire étaient tous des imondes pervers ? Hormis deux ou trois êtres mauvais dans leur ensemble pour donner la mesure à la souffrance incommensurable des victimes, il ne me semble pas (enfin je crois). Quant aux critiques sur l’action politique du gouvernement français à l’époque de la guerre ou de nos jours ... Je ne dirais que ceci : Vos loups sont-ils aussi vindicatifs que vous messieurs dames ? S’ils l’étaient sans aucun doute ils seraient maitres sur terre à présent.
En bref et pour conclure je suis un peu déçu(e) par tant de haine sur ce site mais enfin je vous pardonnne car quoi ! Vous aussi vous n’êtes que des êtres humains ! Faillibles, imparfaits, mais aussi pleins de coeur et de volonté de bien faire ! Réfléchissez-y ! Il arrive souvent c’est vrai que nous autres êtres humains nous laissions emporter par notre fougue, je le comprends, mais essayez aussi de pacifier vos dialogues et critiques afin que vos détracteurs ne vous prennent pas pour des affreux enragés, si je puis me permettre. Votre parole n’en aura que plus de valeur. Puissiez-vous aussi vous inspirer de la sagesse calme et sereine du Grand Esprit de la vie qui devrait guider tout un chacun mais il faut savoir écouter pour entendre, faire le silence en soi pour accéder à la vérité) !
Une amie des loups.
Voir en ligne : Survivre avec les loups