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Requins : Recours commun contre l’arrêté du Maire
21 mai, par aspasLes associations Sea Shepherd, l’ASPAS et Longitude 181 déposent un recours commun contre l’arrêté du Maire Thierry Robert.
L’escalade et la surenchère sont à l’oeuvre dans les prises de paroles et de positions des différents responsables politiques réunionnais au sujet de la gestion de la crise requin à la Réunion.
À partir de concepts basés sur des conjectures nous voyons naître une communication dont les éléments de langages sont : «la nécessaire pêche raisonnée des requins trop nombreux et plus agressifs que par le passé pour un retour à l’équilibre ».La député maire de St Leu va jusqu’à qualifier cette espèce d’ « hautement nuisible » pour l’Homme. Ce faisant il décide de façon unilatérale d’organiser une campagne de pêche aux requins bouledogues sur le territoire maritime de sa commune, or ce territoire appartient entièrement à celui de la réserve marine de la réunion (hormis le port de St Leu).
Cet arrêté est empreint d’illégalité sur de nombreux points. Aussi nos associations déposeront dès mardi matin auprès du tribunal administratif de la Réunion un recours en référé suspension. Nous avons entre autre, la ferme intention de demander une réparation pécuniaire conséquente pour chaque requin pêché illégalement dans l’espace protégé de la réserve marine de la Réunion.
Il semble évident que l’argent public que Monsieur Thierry Robert s’apprête à dilapider de manière illégale serait bien mieux employé à améliorer le traitement des eaux usées et pluviales sur sa commune. En effet l’état de délabrement de ses réseaux et les pollutions qu’il provoque régulièrement dans le littoral Saint-Leusien, est sans aucun doute bien plus responsable des accidents entre humains et requins sur cette commune que les requins eux mêmes ou encore que la réserve nationale marine.
Contacts presse :
Anne Fourier, Océanographe, chargée de mission ASPAS : tél. 06 74 99 40 87
actions@aspas-nature.orgLamya Essemlali, Présidente Sea Shepherd France : tél. 07 60 26 22 77
contact@seashepherd.frFrançois Sarano, Longitude 181 : 06 15 98 56 49 et Patrice Bureau : 06 12 39 68 36
saranofrancois@gmail.fr et patrice.bureau@longitude181.orgNUISIBLES : Annulation du classement 2011/2012 pour la Vienne
16 mai, par aspas — 2013, exclure_accueilLe Tribunal administratif de Poitiers, dans son jugement n°1101965 du 2 mai 2013, a annulé la prolongation de la période de destruction par tir du corbeau freux, de la corneille noire et de l’étourneau sansonnet pour la saison 2011/2012 dans le département de la Vienne en considérant que :
« Considérant que, par l’arrêté n° 2011/DDT/486 du 27 juin 2011, le préfet de la Vienne a autorisé la prolongation de la période de destruction à tir de l’étourneau sansonnet, du corbeau freux et de la corneille noire de la clôture générale de la chasse jusqu’au 10 juin 2012 ; que s’il a indiqué, dans l’arrêté du même jour classant ces oiseaux sur la liste des animaux nuisibles, que ces derniers étaient susceptibles de porter atteinte aux cultures et aux élevages et en ce qui concerne le corbeau freux et l’étourneau sansonnet aux semis de printemps et cultures fruitières et a visé cet arrêté dans celui fixant les modalités de leur destruction, la seule mention d’un tel visa ne saurait être regardée comme répondant aux exigences de motivation requises par les dispositions mentionnées ci-dessus dès lors que l’arrêté attaqué se borne à fixer la date limite de destruction de ces oiseaux au 10 juin 2012 sans préciser les considérations de fait locales qui fondent cette prolongation ; que cet arrêté est donc insuffisamment motivé ; que la requérante est, dès lors, fondée à demander, pour ce motif, l’annulation de l’arrêté n° 2011/DDT/486 en tant qu’il a prorogé au-delà du 31 mars la période de destruction à tir du corbeau freux, de la corneille noire et de l’étourneau sansonnet ; »
Télécharger le jugement : 1246
15 mai : fête des barbares. Mais pas des blaireaux…
13 mai, par aspas — 2013, Communiqué de presse
Le 15 mai s’ouvre la chasse aux blaireaux, et pour 9 mois et demi ! Cela, dans 74 départements français, en pleine période de reproduction des animaux. Un régime tout particulier pour cette espèce protégée dans la plupart de nos pays voisins, mais qui permet de pratiquer le mode de chasse le plus violent d’Europe : la vènerie sous terre.Pourquoi cette ouverture de la chasse au blaireau 4 mois avant l’ouverture générale de la chasse ? Pour satisfaire les adeptes de la vènerie sous terre, ou déterrage. Les chasseurs, réunis en « équipage » font rentrer leurs chiens dans les terriers de blaireau. L’animal, acculé au fond de sa galerie, et constamment mordu par les chiens, est repéré par les chasseurs au son des aboiements. Il leur reste à creuser, jusqu’à atteindre leur cible. Ce qui prend de 3 à 10 heures ! Une fois mis au jour, le blaireau, complètement stressé, est saisi par les chasseurs à l’aide de grandes pinces métalliques, qui mesurent de 1,5 à 1,8 mètre, puis généralement achevé à coups de dague dans le cœur, de bâton, ou de carabine, et enfin jeté – parfois encore vivant – aux chiens qui en feront la curée.
En cette époque, non seulement les blaireaux adultes, mais aussi les jeunes blaireautins sont condamnés à subir le même sort.
Loin d’être une activité marginale, ou même en déclin, cette pratique est, au contraire, encouragée par les instances de la chasse française. Ses adeptes sont de plus en plus nombreux :- en 2006, le ministère de l’Écologie comptait 1500 équipages de vènerie sous terre. Ce qui représentait 40 000 pratiquants, 60 à 70 000 chiens.[1]
- en 2009, à Cluny (championnat de France de déterrage) la Fédération Nationale des Chasseurs annonçait qu’elle avait enregistré plus de 3000 équipages (70 à 80 000 pratiquants, plus de 100 000 chiens).
Si chaque équipage ne chasse que 15 jours par an (ce qui est largement sous-estimé) et qu’il massacre trois blaireaux par opération , cela totaliserait quelque 165 000 blaireaux ainsi cruellement exterminés, chaque année, par ce seul mode de chasse.
Le blaireau d’Eurasie (Meles meles) est une espèce protégée en Belgique, Angleterre, Irlande, Pays-Bas, Danemark, Portugal, Espagne, Italie et Grèce.
L’ASPAS demande la fin de la période complémentaire de chasse au blaireau, et l’interdiction de ce mode de chasse, pour son inadmissible cruauté, mais aussi, parce qu’il détruit les habitats d’espèces protégées au statut de conservation défavorable : petit rhinolophe [2] ou chat forestier (encore appelé chat sauvage).
[1] chiffres extraits du rapport de la DNP pour le CNPN du 20 juin 2006
[2] une espèce de chauve-souris se reposant souvent sans les terriersContact presse :
Pierre Athanaze, Président de l’ASPAS : tél. 06 08 18 54 55Agissez pour les blaireaux !
Pour faire vivre cette campagne et donner plus de poids à nos revendications, nous comptons sur votre participation. Merci d’envoyer dès que possible le courrier-type à l’attention du Premier Ministre. Vous pouvez vous en inspirer ou le reprendre tel quel. Complétez simplement le courrier avec vos coordonnées en haut à gauche puis datez et signez en bas à droite. Écrivez également au ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.
- Télécharger le courrier-type à l’attention du Premier Ministre :
en format word ou en format pdf
- Télécharger le courrier-type à l’attention du ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie :
en format word ou en format pdf
Merci de nous signaler votre participation afin de mieux évaluer l’impact de cette campagne :
- soit par mail à actions@aspas-nature.org
- soit par courrier (ASPAS – B.P. 505 – 26401 CREST Cedex)Enfin, n’oubliez pas de signer notre pétition en ligne si vous ne l’avez pas encore fait. Vous ne pouvez la signer qu’une fois : pétition en ligne
Afin d’élargir encore la portée de cette campagne, n’hésitez pas à diffuser ce mail à votre entourage.
En savoir plus sur cette campagne
Ensemble, obtenons l’abolition du déterrage !Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la biologie du blaireau et sur son statut en France, commandez la brochure ASPAS Vive le blaireau !
Urgent : Exprimez-vous contre un projet de plan de chasse du grand tétras
6 mai, par aspas — Actualités
La Direction Départementale des Territoires (DDT) des Hautes-Pyrénées consulte le public sur un projet d’Arrêté instituant un plan de gestion cynégétique pour le grand tétras dans les Hautes-Pyrénées. Si ce projet est adopté, il serait valable 5 ans et serait particulièrement désastreux pour cette espèce en mauvais état de conservation.Le projet d’arrêté est consultable avec le lien suivant :
http://www.hautes-pyrenees.gouv.fr/plan-de-gestion-cynegetique-pour-a1707.htmlLa consultation est ouverte jusqu’au 8 mai 2013 inclus.
Le public peut faire valoir ses observations :
Par courriel en précisant l’objet de la consultation à l’adresse suivante :
ddt-chasse-faunesauvage@hautes-pyrenees.gouv.fr
- par courrier postal à l’adresse suivante :
Direction Départementale des Territoires des Hautes-Pyrénées
Service Environnement, Risques, Eau et Forêt
Bureau Biodiversité
3 rue Lordat – BP1349
65013 TARBES CedexFNE Midi Pyrénées a préparé une réponse type à ce projet d’Arrêté.
Vous pourrez la télécharger ici :
En format word
En format pdfLes parties à personnaliser sont en pointillé ou en rouge.
Nous comptons sur votre mobilisation, merci d’avance pour votre participation.
L’équipe de l’ASPAS
Exprimez-vous pour la sauvegarde des lynx
30 avril, par aspas — Actualités, exclure_accueil
En novembre dernier, nos collègues du centre de soins Athénas, dans le Jura, ont recueilli Vogna, un jeune lynx très affaibli. Fort d’une vingtaine d’année d’expérience dans le sauvetage des jeunes lynx orphelins, le centre maîtrise parfaitement l’élevage de ces animaux : les félins recouvrent la vie sauvage en ayant conserver leur instinct naturel, sans avoir été imprégnés par l’homme.Ainsi, après 6 mois au centre de soins, Vogna est apte à retrouver les forêts jurassiennes.
Pour continuer à sauver cette faune si fragile et menacée, nos amis d’Athénas ont demandé une dérogation sur 3 ans, afin de pouvoir récupérer les lynx blessés, les élever et les relâcher in natura, en toute légalité. À commencer par Vogna.
Cette dérogation ne pourra être accordée, conformément à la réglementation, qu’après une consultation publique, lancée il y a quelques jours.
Déjà, la fédération départementale des chasseurs du Jura, tout comme le sénateur Gérard Bailly, ont fait savoir qu’ils étaient, une nouvelle fois, opposés à ce que ce jeune lynx soit relâché dans ces montagnes, qui sont aussi les siennes.
Aussi, nous vous invitons à répondre à la consultation
publique sur le site de la DREAL Franche-Comté :www.franche-comte.developpement-durable.gouv.fr/enquete-relative-au-relacher-de-a2162.html
Merci pour eux.
L’équipe de l’ASPAS
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