Encore des autorisations de tirs
#1
Posté 08 septembre 2011 - 10:24
troupeaux. En effet, depuis fin août, pas moins de cinq attaques ont été recensées dans un petit secteur
compris entre Annecy-le-Vieux, La Balme-de-Thuy, Dingy-Saint-Clair et Thônes. Est-ce que les éleveurs ont fait le nécessaire pour protéger leurs troupeaux ? A ce rythme là, et à force de détruire des meutes, le loup peut-il prétendre à un avenir optimiste en France ?
#2
Posté 09 septembre 2011 - 01:12
A ta dernière question, je réponds : "NON".Le préfet a délivré des autorisations de tirs nominatives à deux éleveurs, pour quils puissent protéger leurs
troupeaux. En effet, depuis fin août, pas moins de cinq attaques ont été recensées dans un petit secteur
compris entre Annecy-le-Vieux, La Balme-de-Thuy, Dingy-Saint-Clair et Thônes. Est-ce que les éleveurs ont fait le nécessaire pour protéger leurs troupeaux ? A ce rythme là, et à force de détruire des meutes, le loup peut-il prétendre à un avenir optimiste en France ?
Pourquoi? Simplement parce qu'il y a une élection super-importante qui se profile et qu'aucun des candidats ne voudra froisser ses électeurs potentiels.
Il suffit de raisonner "poliquement" : l'éleveur est subventionné par l'état, mais il va voter et sait se mobiliser quand il le faut. Il sait parler aux médias, il évite les sujets à risque, il ne parle pas des subventions, il préfère mettre en avant son amour de la nature et la peine de voir ses toupeaux décimés par la bête.
Moi, je reste dans un coin, je laisse faire. Je suis les bétaillières sur les routes en me disant que ces agneaux n'ont pas été dévorés par les loups. Combien de bêtes sont ainsi déplacées chaque jour?
Aujourd'hui, que les loups attaquent les troupeaux, tant mieux! C'est par leur manque de vigilance que les éleveurs les ont laissés repasser nos frontières, avant, on n'en parlait plus. Donc, c'est à eux d'assumer, pas à nous de payer...
Nous n'avons pas de "voix mediatique" pour aller à l'encontre ce chariot dévastateur. J'en ai pris mon parti, je fais avec!
#3
Posté 10 septembre 2011 - 09:40
A ta dernière question, je réponds : "NON".
Pourquoi? Simplement parce qu'il y a une élection super-importante qui se profile et qu'aucun des candidats ne voudra froisser ses électeurs potentiels.
Il suffit de raisonner "poliquement" : l'éleveur est subventionné par l'état, mais il va voter et sait se mobiliser quand il le faut. Il sait parler aux médias, il évite les sujets à risque, il ne parle pas des subventions, il préfère mettre en avant son amour de la nature et la peine de voir ses toupeaux décimés par la bête.
Moi, je reste dans un coin, je laisse faire. Je suis les bétaillières sur les routes en me disant que ces agneaux n'ont pas été dévorés par les loups. Combien de bêtes sont ainsi déplacées chaque jour?
Aujourd'hui, que les loups attaquent les troupeaux, tant mieux! C'est par leur manque de vigilance que les éleveurs les ont laissés repasser nos frontières, avant, on n'en parlait plus. Donc, c'est à eux d'assumer, pas à nous de payer...
Nous n'avons pas de "voix mediatique" pour aller à l'encontre ce chariot dévastateur. J'en ai pris mon parti, je fais avec!
Je suis bien entendu très frustré et très attristé de ces autorisations de tirs à répétition. Un loup tué par des autorisations de tirs, est une décision la plus éloignée, la plus excentrique du bon déroulement de la nature. Quand est-ce que l'homme pourra laisser vivre un peu de nature sauvage ? Les attaques de loup sur les troupeaux sont un problème pour les éleveurs. Mais il faut mettre en place toutes les mesures nécessaires (parcs électrifiés, chien de patou, présence humaine...), pour les diminuer un maximum, voir disparaître ces attaques. Pourquoi ne pas supprimer la chasse dans les ZPP, pour augmenter les proies sauvages pour les prédateurs. Le gouvernement, sous pression des éleveurs, choisit une solution radicale, malgré que l'espèce soit protégé, le meurtre. La solution la plus facile et la plus radicale. On tue. C'est beaucoup plus simple pour cohabiter. Faut-il rappeler que la terre n'appartient pas à l'espèce humaine ?
Un petit rappel des indemnités pour ces éleveurs :
En cas d'attaque, les éleveurs sont indemnisés par animal tué ou blessé. L'indemnisation des ovins va de 95 euros (pour un agneau de moins de 6 mois non labellisé) à 750 euros sur justificatifs (pour une femelle fromagère de 7 mois à 7ans "inscrite"). A cette indemnisation s'ajoutent 20% du montant total des "pertes directes" pour les animaux disparus et 80 centimes par animal (plafonné à 300 animaux) au nom des "pertes indirectes" (baisse de fécondité, stress...)
Ne pas oublier toutes les subventions pour s'équiper de parcs électrifiés, chiens de patou...
Ne pas oublier les bénévoles de certaines associations, qui se rendent disponible pour la mise en place des parcs, garde des troupeaux...
Voici les causes de mortalité des ovins dans les Alpes (PACA + Rhône-Alpes) en 1998, sur un cheptel total de 850 000 bêtes :
.Mortalité en estive : 25 000 (3%, estimation)
.Chiens errants : 10 à 20 000 (1 à 2%, estimation)
.Brucellose : 6500 (0,80%)
.Loup : 1006 (0,12%)
Alors si le loup peut représenter une contrainte supplémentaire pour le pastoralisme, il ne peut être tenu pour responsable de la crise de l'élevage. Vu le rapport, pertes causées par le loup/indemnisations dues causées par le loup, la perte économique est minime. Le loup, un bouc émissaire qui est la moins couteuse pour l'état, et qui a toujours été l'ennemi des ces éleveurs. Un bouc émissaire qui arrangent tout le monde...
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